
Long time no see comme disent les espagnols !
Ce blog est un lieu d'échange sur les expériences de management au quotidien

20 heures, le téléphone sonne. C'est André, le client de mon projet le plus important de l'année (l'implémentation d'une nouvelle technique commerciale auprès d'une douzaine de filiales dans le monde)
Bonjour à tous chers amis,
C’est bien joli tout ça me direz vous (et vous auriez bien raison, ne vous en cachez pas, ceci est un blog bienveillant, ô lecteur tu es mon ami, je suis ton ami) mais alors par où on commence ?Voici le secret des secrets pour devenir beaucoup, mais alors beaucoup plus efficace au boulot. Warning : comme tous les grands secrets de l’univers, il est super simple et super compliqué à la fois. Super simple dans sa définition et super compliqué dans sa réalisation.
C’est parti (mon kiki comme rajouterait ma fille) voici ce qu’il faut faire pour devenir un super crack au boulot :
a) Balancez à la poubelle tout ce dont vous n’avez pas besoin (vous voyez tout le bazar sur votre bureau ? Oui oui, on parle bien de tout ce fatras)
b) Réalisez toute tâche qui prend moins de 2 minutes
c) Déléguez tout ce qui peut être délégué
d) Définissez dans votre propre système organisationnel les rappels des actions qui doivent prendre plus de 2 minutes
e) Identifiez tous les engagements plus importants (les projets) que vous avez.
Voilà. C’est tout. Répétez ces étapes (jusqu’à la retraite).
Ah si j'oubliais : Une fois les tâches a) à e) effectuées, vous pouvez exclusivement vous concentrer sur la réalisation des tâches qui font plus de 2 minutes !! (évidemment, sinon, beeeeen vous ne faites que vous préparer à faire quelque chose que vous ne faites jamais parce que vous vous préparez à faire cette chose indéfiniment. C'est clair non ?!)
Pour ceux qui ont du mal avec les textes, en voici un processus (ne me remerciez pas, je l’ai piqué sur le net)
Tenir la distance est le plus difficile. Cette méthode demande de vous transformer en un super greffier qui prend note de chaque action entreprise ou à réaliser. C’est le prix à payer pour avoir un esprit clair et reposé. Mind like water.
Ainsi donc, mes chers amis lecteurs, il vous faudra garder une trace et gérer les listes suivantes :
Ceci explique l’importance de garder une trace de ABSOLUMENT TOUT ce que vous avez en tête, comme chose à faire ou que vous voudriez faire, ou que vous avez faite et sur laquelle vous attendez un retour !
Néanmoins la vie reste la vie. On a pas toujours le temps de tout noter, de tout revoir, minute par minute. Pour garder un système en ordre de marche vous instaurerez une «weekly review» de ces différentes listes (Notre bon David Allen va même jusqu’à nous conseiller le vendredi en début d’après midi pour ce faire) afin de faire coller ces listes à votre vie réelle.
Donc, une fois qu’on a toutes ces listes, ben…y’a plus qu’à. Oui mais faire quoi ? Il est mercredi matin, 10H32, j’ai 50 à 100 tâches qui me regardent sur la next action liste, que dois-je faire ?
Et bien, là, pas d’esbroufe, pas de méthode alambiquée : vous devrez faire confiance à votre cœur, votre esprit, vos tripes, vos…(remplir les points de suspension avec des termes plus ou moins châtiés selon votre sensibilité propre), votre intuition pour faire le meilleur choix à chaque moment. Ceci étant dit, sachez que vos décisions seront prises en fonction :
Finalement, que dire de cette méthode GTD ?
1- Que c’est déjà ce que nous faisons au quotidien (j’espère que vous n’avez pas attendu de lire cet article pour avoir une to do liste…) mais là on passe quand même au niveau supérieur. On industrialise.
2- On met en place un système qui doit nous permettre de tenir la distance (David Allen mentionne avoir tenu ce système en place pendant plus de 25 ans…Moi ça fait un mois, mais les effets se font très vite sentir)
Dans une économie du stress et de l’anxiété tout ce qui peut nous apporter un soulagement se doit d’être essayé.
Lorsque vous expérimenterez la méthode GTD, les gens autour de vous le remarquerons, car vous effectuerez beaucoup plus de choses, vous n’oublierez plus rien, vous entrainerez votre équipe dans un mouvement vers le haut. Vous générerez de cette manière de la confiance. Les gens autour de vous sauront que vous ne laissez rien passer à travers les mailles du filet. Enfin vous noterez un bien être mental une amélioration de la qualité dans vos relations avec les autres, aussi bien sur le plan professionnel que personnel.
Alors ? Prêt à essayer ? Décrivez-nous dans la partie commentaires quelles sont vos méthodes pour être plus efficaces !

If your mind is empty, it is always ready for aything ; it is open to everything
Shunryu Suzuki
Je suis la douche, l’eau ruisselle sur mon corps (plus trop galbé, faut que je me remette au sport moi…). Au moment de faire mon shampoing, une pensée m’assaille « ah oui, faut pas que j’oublie de demander à Jean-Pierre les chiffres du budget pour le projet STAR » (Vous remarquerez que les projets ont toujours des noms sympa, et en général, plus le nom en jette, plus le projet est naze…)
Au moment de me sécher, une autre pensée « Et cette Annie, non mais j’en reviens pas de ce qu’elle a dit pendant la réunion d’hier. Faut vraiment que je rétablisse la vérité en envoyant un mail à Georges pour lui montrer que les délais ont été tenus »
Et ainsi de suite…
Cela vous semble familier ? Le cerveau est l’outil le plus puissant et le plus bête de l’univers. Le plus puissant parce qu’il renvoit à la conscience des rappels de ce que nous devons faire. Le plus bête aussi, parce que m’envoyer ce rappel sous la douche, où je ne peux rien en faire, n’est pas vraiment optimal (à moins que vous ne gardiez un petit carnet waterproof sous la douche, pour noter, mais là faut vous faire soigner...)
Notre esprit pour le meilleur comme pour le pire va nous harceler en nous renvoyant régulièrement, mais aléatoirement, des rappels de choses à faire, jusqu’à ce que nous les fassions. Et ceci est une ENORME perte d’énergie. Avoir des tas de machins informes et grisatres qui resurgissent de temps en temps dans notre conscience, jusqu’à ce ue nous traitions le tâche est quelque chose de particulièrement éprouvant.
Nettoyer, éclaircir, traiter ce monceau de « trucs » à faire, de choses qui nous prennent littéralement la tête, c’est tout le sujet de la méthode « Getting Things Done » de David Allen.
Cette méthode expose clairement et simplement (sans être simpliste) le POURQUOI et ensuite le COMMENT. Là où d’autres méthodologies n’exposent que le COMMENT (par exemple la méthode de gestion de projet du PMI)
1e partie : POURQUOI ?
There is one thing we can do, and the happiest people are those who can do it to the limit of their ability. We can completely present. We can be all here. We can give all our attention to the opportunity before us
Mark Von Doren
David Allen, sans s’en rendre compte (vraiment ?) en pronant l’équilibre de l’esprit, un esprit clair et tranquille, reposé, après avoir traité tout l’amas informede tâches qui trainent dans notre esprit (Mind Like Water comme disent les pratiquants d’arts martiaux ou les grands contemplatifs de méditation) rejoint la philosophie bouddhiste. Moi, il m’a fait penser à cette présentation de Mathieu Ricard chez TED où il explique le fonctionnement de l’esprit.
L’idée de base de la méthode GTD est donc, d’abord et avant tout, d’obtenir une image claire de ce que vous avez à faire :
a) Effacer le fatras de votre esprit : matérialisez et mettez tout ce qui traîne dans une grosse boite de réception.
b) Clarifiez exactement quel est votre engagement par rapport à chaque machin qui est dans la boite de réception
c) Décidez ce qu’il faut faire, (tant bien même qu’il faille faire quelque chose) pour progresser vers le but fixé au oint b)
d) Une fois décidé de la prochaine action à faire, vous devez garder des rappels de ces actions.
Ainsi donc, vous vous libérez de ce fatras qui encombre votre esprit, en le cristallisant, le saisissant dans un système rationnel, dans lequel vous pouvez avoir pleinement confiance. Vous gouterez par ce biais à des douches plus tranquilles.
Comme le disait ce bon vieux monsieur Drucker (Peter, pas Michel)
In knowledge work the task is not given ; it has to be determined. “What are the expected results from this work?” is the key question in making knowledge workers productive
Et c’est là toute la difficulté : où s’arrêter ? Que faire ? Aujourd’hui cette décision appartient pour la plupart des tâches qu’il a à traiter, à chaque collaborateur. Decider du but, c’est la première étape pour y arriver.
Nous nous devons de savoir ce qu’est notre job. Lorsque l’on est pas sûr de savoir où l’on va, on ne peut pas savoir où s’arrêter.
Le propos de cette méthode GTD n’est PAS de laisser votre cerveau s'endormir mais de lui permettre d’avancer sur la voie d’une activité plus intelligente et plus productive. Par cette méthode, chacun peut être assuré que ce qu'il fait est ce qu'il DOIT faire; au moment où il le fait; et que c’est OK de ne pas faire ce qu'il n’est pas en train de faire. La vie est un choix permanent. Et choisir c’est laisser de côté certaines choses n’est-ce pas ?
Enfin, cette méthode donne l’assurance que l'on n'est pas en train de louper quelque chose de critique. Combien de fois par jour/semaine/mois se retrouve-t-on face à des choses à traiter en urgence, parce que pas gérée, identifiée, processée à temps ? Avec la méthode GTD c’est fini ! (J’espère ne pas trop ressembler à un batteleur de foire…)
L’autre avantage de cette méthode, qui part du bas pour arriver en haut, c’est qu’une fois qu’on à une image claire de ce qu’il faut faire aujourd’hui, cette semaine, ce mois-ci, cela va libérer du temps de cerveau disponible pour travailler sur les niveaux plus élevés de votre vie. Comme par exemple les objectifs à l’année, à 5 ans, 10 ans, les buts de notre vie…)
Que se passe-t-il quand on est pas en accord avec soi-même ? Les sentiment d’anxiété et de culpabilité (allez avouez, vous ressentez ces sentiments plusieurs fois par jour, tout comme moi n’est-ce pas ?) ne viennent pas du fait d’avoir trop de trucs à faire. Ils sont le résultat automatique du fait de casser les engagements que l’on prend avec soi-même
« et m**** je n’ai toujours pas demandé à Jean-Pierre les chiffres du projet STAR »… « Et re-m****faut que je fasse ce mail à Georges sur les délais quiont bien été respectés…sreugneugneugneu….. »
Steve Jobs, le fondateur et emblématique PDG d'Apple, est un grand manager. En tout cas un manager qui vaut la peine d'être étudié. Je suis impressionné par l'aventure qu'il a vécu (et vit toujours) avec sa société depuis 30 ans.
On a tous côtoyé des managers à gros diplômes, sortant des meilleures écoles, occupant les postes les plus importants et qui sont pourtant de parfaits gros c...
Ah l'été, le soleil, les vacances qui approchent...Quoi de plus propice au bonheur. Alors en attendant les congés (où avant d'aller à la plage pour ceux qui y sont déjà) je vous livre les 71 conseils de l'excellent magazine "Management" dans son édition de ce mois-ci, plus 29 pour faire le compte. (J'adore les comptes ronds, j'vous ai pas dit ?)